Les taux vont-ils baisser ?

Depuis des mois, la question est sur toutes les lèvres des potentiels acquéreurs immobiliers : les taux des crédits vont-ils enfin baisser ? Après une remontée spectaculaire qui a mis le marché en pause, l’espoir d’une détente se fait de plus en plus sentir. Mais qu’en est-il réellement ? Les signaux sont-ils au vert ou faut-il rester prudent ? Analysons les facteurs clés qui influencent l’évolution des taux pour y voir plus clair.

Le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE)

L’évolution des taux d’intérêt est directement liée à la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE). Pour lutter contre l’inflation galopante, la BCE a relevé ses taux directeurs à un rythme sans précédent. Cette hausse a eu un effet domino : les banques commerciales, pour emprunter de l’argent auprès de la BCE, ont dû payer plus cher, et ont donc répercuté cette hausse sur les crédits qu’elles accordent aux particuliers.

Aujourd’hui, l’inflation ralentit progressivement en zone euro. Face à ce constat, la BCE pourrait bien revoir sa politique. Les experts s’accordent à dire que la prochaine étape sera une baisse des taux directeurs. La question n’est plus de savoir si cela va arriver, mais plutôt quand et à quel rythme. Un premier mouvement pourrait avoir lieu dès la mi-2024, mais il sera probablement modéré, suivi de baisses progressives au cours des mois suivants.

Découvrez nos offres de rachat de crédit sur : CSF RAC

Le marché obligataire et l'OAT

Au-delà des facteurs macroéconomiques, l’évolution des taux est aussi une question de concurrence entre les banques. Après des mois d’attentisme où elles ont été contraintes de prêter à perte, les banques cherchent à relancer la machine du crédit. Elles ont besoin de clients pour maintenir leur activité.

Certaines banques pourraient donc prendre les devants et proposer des taux plus attractifs pour attirer de nouveaux dossiers. Cette politique commerciale agressive peut créer un effet d’entraînement et forcer la concurrence à s’aligner. On assiste déjà à un ajustement des barèmes de taux, avec une stabilisation voire de légères baisses, notamment pour les meilleurs profils emprunteurs.

Apprenez-en plus sur le rachat de crédits sur notre page : Guide du rachat de crédits

 

Une baisse en trompe-l'œil ?

Malgré ces signaux positifs, il est important de rester réaliste. Les taux ne reviendront pas de sitôt à leurs niveaux historiquement bas d’il y a quelques années. La baisse sera progressive et modérée. On ne peut pas s’attendre à une chute brutale, mais plutôt à une tendance baissière qui devrait se poursuivre tout au long de l’année.

Pour les emprunteurs, cela signifie que la période est propice à la préparation. Les banques vont continuer de privilégier les dossiers solides avec un apport personnel conséquent. Il est crucial de soigner sa demande de prêt en maximisant son apport, en réduisant son taux d’endettement, et en préparant minutieusement les documents nécessaires.

Visitez notre page dédiée aux offres de logement ici : Recherche d’un logement

 

Avis CSF - Conclusion

La réponse à la question « Les taux des crédits immobiliers vont-ils baisser ? » est donc un oui prudent. Tous les indicateurs, qu’ils soient monétaires ou de marché, pointent vers une détente progressive des conditions d’emprunt. La BCE devrait amorcer une baisse de ses taux directeurs, le marché obligataire est plus favorable, et les banques sont incitées à relancer le crédit par une concurrence accrue.

Cependant, il est essentiel de tempérer cet optimisme. La baisse sera graduelle et les taux ne retrouveront pas les niveaux d’antan. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les futurs acquéreurs, mais cela ne doit pas faire oublier la nécessité de préparer un dossier solide et de comparer les offres pour obtenir les meilleures conditions. Le marché est en train de se débloquer, et c’est le moment d’être prêt pour saisir les opportunités qui s’offrent.

Lisez aussi l’article : Et si on aidait les fonctionnaires et leurs logements ?

Retrouvez nos produits sur le site du CSF

Source : CSF magazine numéro 134

Publié le 25/08/2025