Avis CSF

Un regard avisé sur le budget des fonctionnaires

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Comprendre la Fonction publique

En France, 5 448 000 personnes travaillent dans la Fonction publique, ce qui représente un actif sur cinq

Cette grande famille est constituée en réalité de trois fonctions publiques : la fonction publique d’État, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière. D’après les chiffres-clés 2016 de la Fonction publique, publiés dans le rapport annuel du Minsitère de la Fonction publique, 5 448 000 personnes sont fonctionnaires.

C’est la fonction publique d’État qui emploie le plus d’agents (2 392 000). Elle regroupe les ministères, eux-mêmes constitués d’administrations centrales, situées à Paris et de services déconcentrés situés dans les régions et les départements (par exemple les préfectures de région, les préfectures de département, les directions régionales et les directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, les rectorats…). Le ministère le plus important en termes d’effectifs est celui de l’Éducation nationale : il emploie plus de la moitié des agents de l’État. Il est suivi du ministère de l’Intérieur, puis du ministère de la Défense et du ministère chargé de l’Économie et du Budget.

La fonction publique territoriale emploie 1 895 000 agents. 71 % d’entre eux travaillent dans des communes, 24 % dans des structures intercommunales, 11 % dans des conseils généraux, 0,8 % dans les conseils régionaux, les autres se répartissant dans divers organismes publics (caisses des écoles, centres communaux d’action sociale…).
La fonction publique hospitalière emploie  1 161 000 agents qui travaillent dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les établissements pour mineurs ou adultes handicapés ainsi que dans les centres d’hébergement et de réadaptation sociale.

Avis CSF : la fonction publique, ou plutôt les fonctions publiques, donnent de nombreux débouchés. La sécurité de l'emploi en font une valeur refuche appréciée, notamment, par les  jeunes effrayés par le taux de chômage. Toutefois, la décision de faire une carrière de fonctionnaire ne peut être motivée par cette sécurité. Il est indispensable de choisir un emploi en fonction de ces propres centres d'intérêt et qualifications. L'ennui ne compensera pas la sécurité de l'emploi.
 

Que gagnent les fonctionnaires ?

Difficile de se faire une idée exacte de ce que gagnent les fonctionnaires. Petit aperçu synthétique de leurs rémunérations.

Les rémunérations par fonction publique

La Fonction Publique d'Etat (FPE) rémunère le mieux avec un salaire net mensuel moyen de 2 477  € par mois. Vient ensuite la Fonction Publique Hospitalière (FPH) avec 2 223 € et la Fonction Publique Territoriale avec 1 877 €.
Mais ce classement bouge selon les niveaux de responsabilité.
Pour les cadres, il vaut mieux travailler dans la FPH, 4 725 € en moyenne, que dans la FPT, 3 273 € ou pour la FPE, 3 054 €.
Le classement est encore différent pour les professions intermédiaires. L'hôpital rémunère toujours mieux que l'Etat (2 288 € contre 2 243 €) ou que la Territoriale,en troisième position avec 2 224 €
Et si vous êtes employé ou ouvrier, il vaut mieux travailler dans un ministère (1 996 €) que dans un hôpital (1 698 €) ou une commune (1 657 €).

Que gagnent les fonctionnaires de catégorie A ?

Voici quelques exemples de rémunérations brutes mensuelles (en 2014), hors primes et indemnités. Variables d’une administration à l’autre, celles-ci peuvent  représenter un montant important, jusqu’à 30 % du traitement. Les rémunérations de fin de carrière sont des rémunérations maximales obtenues si le fonctionnaire atteint le dernier échelon du dernier grade.
Les professeurs des écoles, les professeurs certifiés et les inspecteurs du trésor ou des impôts gagnent en début de carrière 1 794 euros, 3 716 euros en fin de carrière.
Les ingénieurs d’études gagnent 2 033 euros en début de carrière, 3 795 euros en fin de carrière.
Les attachés (formés dans les Instituts Régionaux d'Administration) gagnent 1 900 euros en début de carrière, 3 550 euros en fin de carrière.
 

Que gagnent les fonctionnaires de catégorie B ?

Voici quelques exemples de rémunérations brutes mensuelles (en 2014), avec primes et indemnités. Variables d’une administration à l’autre, celles-ci peuvent  représenter un montant important, jusqu’à 30 % du traitement. Les rémunérations de fin de carrière sont des rémunérations maximales obtenues si le fonctionnaire atteint le dernier échelon du dernier grade.
Les gardiens de la paix gagnent en début de carrière 1 940 euros, 2 577 euros en fin de carrière.
Les contrôleurs des impôts, les contrôleurs du trésor, les secrétaires administratifs et les techniciens de recherche gagnent 1 796 euros en début de carrière, 2 330 euros en fin de carrière.
Les infirmiers, les techniciens supérieurs de l’équipement et les conseillers d’insertion et de probation de l’administration pénitentiaire gagnent 1 658 euros en début de carrière, 2 869 euros en fin de carrière.
 


Que gagnent les fonctionnaires de catégorie C ?

Voici quelques exemples de rémunérations brutes mensuelles (en 2014), avec primes et indemnités. Variables d’une administration à l’autre, celles-ci peuvent  représenter un montant important, jusqu’à 30 % du traitement. Les rémunérations de fin de carrière sont des rémunérations maximales obtenues si le fonctionnaire atteint le dernier échelon du dernier grade.
Les adjoints administratifs gagnent en début de carrière 1 522 euros, 2 123 euros en fin de carrière.
Les adjoints techniques gagnent 1 522 euros en début de carrière, 2 183 euros en fin de carrière.
Les surveillants de l’administration pénitentiaire gagnent 1 540 euros en début de carrière, 2 170 euros en fin de carrière.
Les adjoints des impôts, du trésor et des douanes gagnent 1 200 euros en début de carrière, 2 000 euros en fin de carrière.

 

Avis CSF :

la différence de salaires entre le public et le privé tend à se réduire. Certains avantages s'ajoutent à la rémunération du fonctionnaire comme la sécurité de l'emploi, bien sûr, mais aussi le calcul des pensions de retraite souvent jugé plus favorable que pour le privé même si les primes des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le calcul des indemnités. C'est la raison pour laquelle, le choix doit se faire aussi et surtout sur les missions et les perspectives de développement.

 

(sources : Fonction publique, chiffres clefs 2008 édité par la DGAFP, www.ladocumentationfrancaise.fr ; www.fonction-publique.gouv.fr)
 

L'Etat se réforme (1)

Le gouvernement a décidé de revoir les missions de l'Etat. Va t-il réussir là où tant d'autres ont échoué ?

Serpent de mer s'il en est, la réforme de l'Etat fait toujours couler beaucoup d'encre sans laisser de vraies marques sur la société française. Le gouvernement remet le métier à l'ouvrage. Thierry Mandon, Secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, tient le crayon autour du calendrier suivant. Octobre 2014 : cartographie des politiques publiques. Décembre 2014 : groupes de travail ouverts à tous les acteurs. Février 2015 : séminaire interministériel décisionnaire. Printemps 2015 : mise en oeuvre des choix du gouvernement.

Thierry Mandon ne part pas de rien. Les audits sur la modernisation de l'Etat ou sur la définition de ses missions ne manquent pas. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) de 2007 ; la Modernisation de l'action publique (MAP) de 2012 ont fait long feu mais leurs enseignements donnent des pistes pour cette réforme.
Les missions de l'Etat sont très larges. Elles vont du logement à la Défense, de l'éducation à la sécurité, du social à la culture, de la justice à la recherche. L'Etat peut-il tout faire ? Sait-il tout faire ?

La revue Acteurs publics d'octobre 2014 revient sur ce dossier et y apporte un éclairage intéressant. On peut toutefois regretter que depuis cette date, les acteurs ont changé. Thierry Mandon qui était au coeur de cette réforme a changé d'affectation pour s'occuper désormais  de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce changement va t-il porter un coup fatal à la réforme ?

Avis du CSF : cette réforme est capitale. Si elle aboutit, elle redessinera durablement les contours de l'Etat comme les missions d'une grande partie des 5 200 000 agents publics qui tous sont désireux de retrouver de vraies perspectives d'avenir.

L'Etat se réforme (2)

Chassé-croisé à la réforme de l'Etat

Il aura tenu un tout petit plus d'un an. Thierry Mandon ne sera pas celui qui fera aboutir le chantier de la réforme de l'Etat. Il passe le flambeau à Clotilde Valter, elle même sous l'autorité de Jean-François Placé, Secrétaire d'Etat à la Réforme de l' Etat et à la Simplification.

Cette instabilité chronique ne donne pas de signal positif à la mise en place de cette réforme essentielle. D'ici à parler de "serpent de mer", il n'y a pas loin. Au déterminisme affiché de Thierry Mandon, a fait place une gestion du dossier plus "sage", soucieuse de ne pas faire de vagues.  Les grandes décisions sur ce que l'Etat doit conserver et les missions qu'il doit abandonner ne viendront pas avant les élections présidentielles. Encore un coup pour rien.

Avis du CSF : on peut facilement comprendre l'agacement ou la résignation des agents des services publics dont les effets d'annonces sur les missions qu'ils occupent se transforment, se diluent et s'oublient. S'il est incontestable, et d'ailleurs incontesté, que la France a besoin de repenser les attributions de l'Etat, il est malheureusement impossible de faire avancer sereinement ce chantier. Trop d'effets de bord, trop de risques à la veille d'échéances électorales qu'il ne faudrait pas gâcher par une réforme trop "sensible".

Les diplômés moins bien payés dans le public

Le gel du point d'indice des fonctionnaires est un frein à l'attractivité des métiers de la fonction publique et pourtant il faut regarder de plus près les différentes rémunérations.

D'après l'INSEE, le salaire net mensuel d'un homme diplômé de 30 ans est de 3 126 € dans une grande entreprise contre 2 344 € dans les fonctions publiques d'Etat et hospitalière, et même de 1 875 € dans la Territoriale. De quoi réfléchir avant de s'engager. L'écart se réduit lorsque l'embauche a lieu dans une entreprise privée de moins de 100 salariés, puisque la rémunération n'est alors que de 2 657 €.

Si le privé est plus généreux que le public pour les diplômés, c'est l'inverse pour les salariés qui ont le BEP ou moins.Et cela est d'autant plus vrai dans la Fonction publique d'Etat. Avec un salaire médian de 1 719 € versus 1 406 € dans les grandes entreprises privées, les personnes les moins diplômées ont tout intérêt à intégrer les services de l'Etat d'autant que la progression salariale est plus régulière et plus homogène dans le public que dans le privé.

Enfin, dernier enseignement de cette étude de l'INSEE intitulée "Les carrières salariales dans le public et le privé, éléments de comparaison entre 1998 et 2008", est que les écarts entre les femmes et les hommes sont plus importants dans le privé. Dans la territoriale et l'Etat (excepté l'Education nationale), il est de 15% pour les plus diplômés alors qu'il est d'au moins 26% dans le privé.

Avis CSF : en période de crise, la rémunération est bien évidemment un critère à prendre en compte pour faire le choix de son avenir professionnel. Mais, il n'est qu'une des composantes. L'essentiel reste toujours l'intérêt porté aux missions que vous aurez en charge.

La Fonction publique recrute

La Fonction publique est, en France, un employeur très important. Avec la pyramide des âges, de vraies opportunités de recrutement s'ouvrent notamment aux jeunes

Près d’un agent sur trois a plus de 50 ans (32 % dans la fonction publique d’État, 31 % dans la territoriale, 27 % dans l’hospitalière). Pour remplacer les agents qui partent à la retraite, les trois fonctions publiques recrutent, y compris la fonction publique d’État qui ne remplace qu’un agent partant à la retraite sur deux.
Dans la territoriale, près d’un fonctionnaire sur deux partira à la retraite d’ici 2012. Les secteurs les plus porteurs sont la voirie, la petite enfance, le bâtiment, le social, les affaires scolaires, les espaces verts, les affaires juridiques et administratives et la santé.
Les experts prévoient même des difficultés de recrutement pour les années à venir et une concurrence acharnée des employeurs : concurrence du secteur public et du secteur privé pour attirer les meilleurs candidats, concurrence des trois fonctions publiques entre elles, concurrence à l’intérieur de chacune d’elles.
Les trois fonctions publiques ont donc entrepris de faire connaître leurs besoins, en éditant des brochures, en créant des rubriques sur leurs sites et en participant à des salons dans toute la France (salons organisés par les villes, pour les étudiants, salon de l’emploi public à Paris chaque année…).
 
140 000 postes dans les hôpitaux publics
La population française vieillit et demande de plus en plus de soins. Parallèlement, le personnel hospitalier, lui aussi, vieillit. En 2015, un fonctionnaire hospitalier sur deux aura pris sa retraite. D’ores et déjà les hôpitaux ont les plus grandes difficultés à recruter des infirmières. Ce sont elles qui choisissent leur employeur et pour les attirer beaucoup d’hôpitaux leur versent des bourses pendant leurs années d’études si elles s’engagent à travailler pour eux, une fois diplômées. L’Assistance publique de Paris qui regroupe les hôpitaux publics de la capitale a ouvert un site spécifique (http://www.infirmiere.ap-hp.fr/) où les personnes qui souhaitent s’engager dans ce métier ou qui ont déjà obtenu leur diplôme trouvent toutes les informations utiles.
Pour préparer la relève, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a lancé en février 2008 une campagne nationale d’information et de promotion des métiers hospitaliers, qui concerne à la fois le secteur public et le secteur privé. « L’hôpital c’est 200 000 postes à pourvoir d’ici cinq ans », affirme cette campagne. Près des trois quarts de ces postes sont à pourvoir dans le secteur public. Les blouses blanches seront particulièrement recherchées : infirmières, infirmières anesthésistes, infirmières de blocs opératoires, puéricultrices, aides-soignantes, médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes. Les hôpitaux auront aussi besoin de manipulateurs en  radiologie et de secrétaires médicaux.

Avis CSF : s'il faut s'attendre à un ralentissement des embauches dans les fonctions publiques d'Etat et territoriale, le marché de l'emploi restera bien orienté en 2015 dans la Fonction publique hospialière.

 
 

Se poser les bonnes questions en matière de budget

Et veiller attentivement à prendre les bonnes décisions...

Ce mini-site a pour vocation de vous donner le point de vue du CSF, l'avis CSF sur différents points touchant les fonctionnaires et leur rapport à l’argent. Depuis 1955, le Crédit Social des Fonctionnaires a pour objetif « de permettre à ses membres d’accéder au crédit, à l’épargne, à l’assurance et à toutes sortes de services en vue d’améliorer leur qualité de vie » (article 4 des statuts de l’association CSF).

Sans crédit, la majorité des Français ne pourrait ni se loger, ni acheter un véhicule, ni même réaliser les projets qu’elle a à cœur de mener. Si l’utilité du crédit n’est plus à démontrer, il faut toutefois en avoir la maîtrise. C’est la raison pour laquelle les conseillers de CRÉSERFI, l’établissement financier du CSF, étudient chaque dossier avec beaucoup d’attention.

Dans ces domaines de l’argent, l’avis du CSF s’appuie sur des principes de bon sens. Le premier  à rappeler est que le poids de vos crédits ne dépasse pas 33 % de vos revenus. C’est le seuil d’équilibre communément retenu depuis la loi Neiertz de 1990 pour vous permettre de réaliser vos projets sans pour autant mettre votre situation financière en péril en cas d’accident de la vie. De même, il est capital de surveiller ce qu’on appelle le reste à vivre car, même si le remboursement n’excède pas 33%, l’effort budgétaire n’est pas le même lorsque l’on gagne 3000 € ou 1500 €.
Il est alors parfois plus prudent de différer son projet si le reste à vivre est insuffisant.
 
Le 2ème avis du CSF est de bien choisir le type de crédit. Suivant les projets, il existe de nombreuses solutions de prêts. Il est impératif de vous faire conseiller. La solution du crédit à taux fixe est la plus sûre. Vous connaissez le montant exact des mensualités à acquitter et la durée sur laquelle vous aurez à rembourser. Beaucoup moins intéressantes et pluss du tout proposées par les organismes de cédits, certaines solutions de prêts dits variables pouvaient s’envisager. Si les taux remontent, ces prêts variables reviendront sur le marché. Il faut absolument en comprendre le mécanisme et accepter la part de risque qui s’y attache. Essentiellement conçus pour l’achat immobilier, les mensualités de remboursement varient à la hausse comme à la baisse en fonction de l’évolution d’un indice défini lors de la souscription du prêt. Sachez que vous pouvez aussi opter pour le prêt à taux variable « capé » c'est-à-dire limité à la hausse, mais aussi à la baisse. Une sorte de garde-fou qui vous protège des hausses mais vous pénalise lorsque l’indice part à la baisse.

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