Avis CSF

Un regard avisé sur le budget des fonctionnaires

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Assurer son prêt, pourquoi ?

La durée d'un prêt impose de réfléchir sur le long terme

Lorsque l’on souscrit un crédit, c’est pour réaliser un projet dont le paiement s’étalera dans le temps. Mais qui peut prévoir que sa situation personnelle, professionnelle ou familiale ne va pas se dégrader ?

Il faut donc s’assurer pour se rassurer. En cas de décès ou d’invalidité, les difficultés financières ne doivent pas s’ajouter au malheur qui s’abât sur soi ou son conjoint.

L’avis du CSF est avant tout de ne pas se laisser aveugler par le prix. Méfiez-vous des assurances bon marché car il y a de fortes chances pour qu’elles ne couvrent pas grand chose. Posez-vous alors les bonnes questions. Suis-je assuré si je fais un métier à risques (pompier, policier, gendarme, militaire, pilote…) ou si je pratique un sport dit « dangereux » (alpinisme, arts martiaux, plongée, sports mécaniques, etc.) ? Jusqu’à quel âge serai-je couvert ? A partir de quel taux d’invalidité l’assurance est-elle opérante ? En cas d’incapacité temporaire totale de travail, à compter de combien de jours après l’arrêt de travail, l’assurance me couvre t-elle ? Si je suis arrêté pour des raisons de dépression ou autres maladies psychologiques, serai-je couvert ? Les affections du dos sont-elles exclues ? Un certain nombre de questions qu'il vaut mieux poser à votre conseiller avant de conclure le contrat.
 

Faut-il prendre l'assurance de sa banque ?

L'assurance décès-invalidité couvrant le prêt immobilier peut être prise en dehors de l'établissement prêteur

Aucune banque ou établissement financier ne vous consentira de crédit si vous ne souscrivez pas une assurance décès-invalidité. En effet, s’il vous arrive quelque chose, c’est la compagnie d’assurance qui acquittera tout ou partie des mensualités. Rien ne vous oblige, en revanche, à la prendre auprès de votre prêteur si la couverture est équivalente ou meilleure en passant par une autre compagnie d’assurance. La loi dite Lagarde, du nom de l'ancienne ministre de l'Economie, garantit cette possibilité. Depuis 2015, la loi Hamon renforce ces possibilités et fixe un cadre. En 2016, la Fiche d'information standardisée que doit vous remettre le prêteur ou/et l'assureur définit les garanties de l'assurance. Ces garanties communes à tous les contrats permettent au consommateur, en un seul coup d'oeil, de comparer les offres.

L’avis du CSF est de vous inciter à comparer les différents contrats d'assurance décès-invalidité-incapacité de travail de l'emprunteur. Il y a parfois de gros écarts de prix et de couverture. Une fois votre choix établi, soyez ferme avec votre organisme prêteur. A couverture égale ou supérieure, il ne peut vous contraindre à prendre son assurance.
 

Le TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance) démarre

Comparez les offres grâce au nouveau taux d'assurance du prêt

Afin de mieux comparer les offres de crédit, le législateur a décidé de contraindre les professionnels du marché à communiquer sur  le coût de l'assurance emprunteur. De même qu'il y a un TEG (Taux Effectif Global) qui permet de comparer le coût du crédit seul, il y a désormais un TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance) qui isole le coût lié à l'assurance décès-invalidité-incapacité de travail de l'emprunteur. Le calcul de ce TAEA est obligatoire pour les prêts personnels comme pour les crédits immobiliers. Inscrit dans la loi du 26 juillet 2013, le TAEA est enfin mis en place.

Avis CSF : éclairer le consommateur est toujours appréciable. En permettant de donner le coût en euros de l’assurance (par mois et au total du crédit) le législateur pousse les professionnels du secteur à plus de transparence. Mais attention, le prix ne doit pas cacher les garanties. Une assurance ne vaut que par la couverture qu'elle apporte. L'avis du CSF est donc d'inciter les consommateurs à s'interroger sur le niveau de garanties qu'ils attendent avant de se pencher sur le prix.